À LA CHAMBRE ~ Question au Premier ministre en matière de santé

Vous pouvez visionner la vidéo ici : https://youtu.be/4QfJGsByzmI

M. Peter Julian (New Westminster—Burnaby, NPD): 

    Il y a un an, monsieur le Président, les libéraux promettaient un engagement immédiat en matière de soins à domicile, mais 363 jours plus tard, les Canadiens n'ont pas encore vu le moindre cent. Les libéraux semblent utiliser cette vieille promesse comme un leurre pour nous faire oublier le fait qu'ils ont adopté la réduction de la hausse des transferts en matière de santé préconisée par Stephen Harper.

    Les promesses ne sont pas des jetons qu'on peut négocier. Ce sont des promesses. Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé tomber les véritables négociations avec les provinces, et pourquoi le premier ministre a-t-il adopté l'approche de Stephen Harper en matière de santé?

Le très hon. Justin Trudeau (premier ministre, Lib.): 

    En fait, monsieur le Président, l'approche de Stephen Harper consistait à rédiger un chèque, sans vérifier s'il était effectivement dépensé pour des soins de santé. Les Canadiens s'attendent à ce que toute nouvelle somme investie dans les soins de santé par le gouvernement fédéral serve effectivement aux soins de santé.

    Par ailleurs, nous nous sommes engagés à travailler avec les provinces afin d'investir dans les soins à domicile, car les Canadiens savent qu'il nous faut un système qui prend soin des malades et des personnes âgées, et qui démontre une collaboration entre le gouvernement fédéral et les provinces comme on n'en pas vu depuis bien trop longtemps.

M. Peter Julian (New Westminster—Burnaby, NPD): 

    Monsieur le Président, comment pouvons-nous prendre soin des malades et des personnes âgées si les libéraux retranchent 5 milliards de dollars par année aux hausses des transferts dans le domaine de la santé d'ici 2020, à l'instar de ce qu'avait prévu Stephen Harper? Plus ça change, plus c'est pareil.

    Le premier ministre ne veut même pas en discuter avec les premiers ministres des provinces. Il adopte l'approche plutôt insultante de Stephen Harper envers les provinces. On peut oublier le vrai changement.

    Les premiers ministres des provinces ont formulé de bonne foi une proposition pour avoir le temps de sortir les Canadiens de la crise des services de santé qu'ils subissent dans l'immédiat. Il nous faut une réponse simple. Le premier ministre reportera-t-il les compressions de Harper d'un an, oui ou non?

Le très hon. Justin Trudeau (premier ministre, Lib.): 

    Monsieur le Président, nous sommes heureux de pouvoir consacrer 21,5 milliards de dollars d'argent frais aux services de santé pendant les cinq prochaines années. La seule attente que nous avons est celle qu'ont les Canadiens, à savoir que l'argent devrait vraiment servir à fournir des services de santé. C'est un critère que le gouvernement précédent a oublié d'appliquer lorsqu'il finançait les services de santé.

    Nous savons que l'argent destiné aux services de santé doit être canalisé vers ces services. C'est ce qu'attendent les Canadiens, et les provinces aussi.